options de recherche
COLLECTIF EUROPEEN
D'EQUIPES DE PEDAGOGIE INSTITUTIONNELLE
auteur : chantal
date : 25 novembre 2010

Janson, mai 2010 PI et PTI avec Michel le Carpentier

Thème : psychothérapie et pédagogie institutionnelles, regards croisés.

Intervention de Michel Lecarpentier, psychiatre à la clinique de la Borde, lors de la Journée de Janson de mai 2010 au CEEPI Francilie

N.B. Philippe Jubin a décripté l'enregistrement oral de cette intervention, relue et amendée par Michel Exertier et Chantal Facca cette version est livrée, telle quelle, avec ses insuffisances,, ses redites dues au mode oral car ce texte, nous semble important, pour ceux qui veulent continuer à travailler ce thème : PI et PTI, regards croisés.
(Il a été envoyé à l'auteur pour relecture et sera publié dans une version amendée par lui sur le site)

---------------

ME … Pour lancer la discussion, j'ai noté des mots, responsabilités, milieu, fonction d'accueil, inscription, le mot démarche...

ML : Oui et il y a d'autres mots aussi, le fameux la même chose et puis la même logique. Ce qu'on entend à bas bruit, dans ce que vous dites tous, c'est qu'il y a quand même quelque chose du côté d'une dimension des établissements dans lesquels vous travaillez. Ces établis-sements obéissent à un certain nombre de directives. Les formations changent, les objectifs changent, c'est-à-dire que l'Etat impose de plus en plus aujourd'hui, et sans doute dans les choix pédagogiques et les méthodes d'évaluation. De la même manière, nous aussi, en psychiatrie sommes amenés à être pris dans de nouvelles législations, dans toute cette organisation disons de l'aliénation sociale que propose l'Etat à tout un chacun, qu'il travaille ou qu'il soit bénéficiaire du travail de ceux qui travaillent dans les établissements admettant le public.

Du coup, il y a la nécessité d'essayer de créer un espace qui va permettre de mettre en jeu une autre logique que celle que propose l'Etat dans sa façon même d'homogénéiser les styles de présences des uns et des autres et de faire que ce soit du « tout pareil ».

La deuxième dimension au fond, c'est celle-là : travailler le milieu… Tosquelles disait : « transformer ce milieu là en monde ».

Au fond il s'agit de l'homme dans tout ça. Lacan dit c'est le parlêtre, être et parler sont complètement intriqués, la question de l'accès au langage me semble assez déterminante. On a reçu la semaine dernière à La Borde un petit groupe travaillant dans des écoles maternelles et qui vont publier un livre autour justement de la pédagogie institutionnelle telle qu'on peut la pratiquer dans les écoles maternelles et les toutes petites classes au moment même où les enfants n'ont pas encore accès au langage. (On a vu) une instit qui accueillait des enfants de 2 ou 3 ans qui sont à 90% des turcs, enfants qui sont évidemment d'une langue maternelle différente et au fond, il faut travailler ce milieu pour, comme disait Tosquelles, transformer ce milieu là en monde.

étrange ça, « transformer le milieu naturel en monde ». Il ne s'agit pas de s'adapter, il ne s'agit pas d'être dans une logique éthologique comportementale qui est celle appliquée aux animaux. S'adapter ou périr c'est comme ça qu'on parle aussi de la question de la psychiatrie et du rapport à la folie en chaque homme en chaque humain. La structure de chaque humain a sa complexité et accueillir chacun dans son propre paysage nécessite de transformer ce milieu naturel en « monde » de manière à pouvoir habiter ce monde les uns avec les autres pour inscrire sa propre histoire et son propre mouvement existentiel dans ce monde partagé avec autrui.

La même logique est, il me semble, une logique langagière ; c'est une logique qui à la fois accueille dans un champ collectif qui aurait tendance à s'uniformiser, selon les vœux de l'Etat, et qui classerait les élèves ou les malades, ce qui permettrait d'avoir de bonnes pratiques qui conviendraient de façon homogène à tous ; on s'aperçoit cependant aussi bien en pédagogie qu'en psychiatrie qu'il faut au contraire profiter de cette structure collective pour essayer de dégager, au-delà de ce qu'impose l'Etat, quelque chose d'autre qui va permettre, là aussi c'est un mot qui a été utilisé à plusieurs reprises et c'est le mot même de notre journée, des rencontres.

On va ainsi partager une histoire qui va durer une année ou deux ou un temps plus long à l' école et en psychiatrie.

A u fond, aussi bien Tosquelles que Horace Torrubia ou Oury, distinguent bien l'établissement   Oury fait même un petit jeu de mots, comment on se blisse ???? avec l'Etat   de l'institution qui sont toujours mélangés. Mais l'Etat est assez savant pour dire que lui aussi il institue quelque chose mais il institue quelque chose qui est uniformisé. (Nous, nous accueillons) chacun dans ce qu'il a de plus singulier, c'est-à-dire au niveau même de son histoire personnelle. Comment faire de cette histoire personnelle, à la rencontre d'autrui, quelque chose qui prend sens à mesure et pour les enfants, dans leur croissance. J'aime bien un mot de Hans-Georg Gadamer qui dit que le mot croissance et le mot création, c'est le même mot. C'est intéressant. Il me semble que proposer aux élèves ou aux malades quelque chose qui s'instituerait, qui permettrait un processus d'institution-nalisation dans la classe ou dans l'établissement hospitalier, c'est quelque chose qui du coup soutiendrait les processus de croissance à l'œuvre chez tout un chacun ; c'est-à-dire dans une auto création de soi même à la rencontre des autres et qui fait que au fond l'investissement de soi peut se faire en investissant ce qu'il est possible de partager avec les autres.

Ce sont des structures assez complexes qui viennent là tisser l'existence à partir d'une base commune qui du coup obéirait à la même logique, c'est-à-dire que le langage vient être investi et vient s'investir dans le corps de chacun,, à la rencontre des autres. C'est grâce à cette logique, cette logique langagière, que l'existence prend sens à mes yeux. Il me semble que cette double articulation entre établissement et institutions, institutions dans la classe comme dans l'établissement, permet un processus à la fois d' historicisation de ce qui se passe et d'auto création et de croissance (y compris en connaissances).

J'aime assez bien ce mot de co-naissance qui permet de dire que c'est en connaissant les autres que finalement il y a une naissance commune qui à mesure se fait. Ce processus est une dimension de plus en plus méconnue me semble-t-il par l'Education nationale mais aussi chez nous, en psychiatrie. On parle plutôt de crise qui est une des modalités de la temporalité par laquelle nous investissons notre humanité. Le processus d'humanisation, j'aime assez bien aussi ce terme là, qu'on peut trouver chez Tosquelles, c'est qu'au fond, on ne sait pas tellement ce que c'est d'être humain et c'est probablement autre chose que ce que propose aujourd'hui le Ministère en disant qu'il s'agit avec les enfants de faire en sorte qu'ils puissent être utiles dans le marché et sur le marché du travail et qu'il faut du coup s'adapter pour avoir cette place là. Cette dimension là, c'est l'éthologie, ça n'est pas du tout une logique humaine. Les logiques humaines sont véritablement des logiques non pas d'adaptation au milieu mais de transformation du milieu en monde. Ce qui est assez proche de ce que proposent le mouvement de psychothérapie institutionnelle ainsi que le mouvement de pédagogie institution-nelle.

Oury évoque aussi, à partir des travaux de Nielsen Gebhart, chercheur de l'université de Aarus (Danemark), sur la question du travail chez Marx, et en reprenant les catégories qui étaient proposées par Georges Bataille, Oury reprend la question de l'économie restreinte au processus de production et consommation. On voit bien qu'aujourd'hui, les directives ministérielles vont plutôt dans le sens de produire des élèves qui seront utiles dans les logiques utilitaristes que les marchés souhaitent pouvoir exploiter. Mais, au-delà de cette économie restreinte, il y a une économie générale et cette économie générale c'est celle-là, me semble-t-il, que vous développez avec les institutions dans les classes ou dans les écoles avec des outils matériels.

Au fond, il s'agit de proposer un certain travail de l'espace dans la classe. Il me semble qu'une des toutes premières dispositions qui sont mises en œuvre dans une classe de pédagogie institutionnelle, c'est de transformer l'espace de la classe pour essayer de le rendre non pas homogène mais hétérogène, c'est-à-dire avec des lieux où il va pouvoir y avoir des styles d'investissement et des styles de présence différents qui pourront faire écho à quelque chose du côté des élèves. De la même manière nous travaillons les espaces de manière à pouvoir proposer une sorte de tablature d'ambiances différentes les unes des autres pouvant faire écho aux dominances d'ambiance que nous avons chacun en nous et qui nous distinguent de chaque autre. On a entendu pendant le tour de table qu'au fond il y a des styles d'être très différents chez chacun de nous. A la fois nous avons en commun beaucoup et en même temps nous avons des dominantes et des déterminants qui sont assez profonds. Nous avons tous le même jeu, les mêmes cartes sauf que nous leur donnons plus ou moins de valeur. En psychiatrie, les travaux de Georges CANGUILHEM montrent qu'il n'y a pas d'opposition entre le normal et le pathologique. On retrouve ça aussi chez Tosquelles que quelques-uns d'entre vous ont nommé, et aussi chez Léopold Szondi qui est un psychiatre psychanalyste de la deuxième génération des psychanalystes de Hongrie. Szondi a proposé un texte où il dit que finalement l'existence humaine s'intéressant ???? au principe de cristal de Freud (Freud disait que quand on voit un cristal on ignore sa structure). Quand nous allons bien, au fond on ne sait pas tellement quelle est notre structure ; on a une approche de ce qui est structurant pour nous, les humains, quand il y a justement non plus une dialectique, un mouvement permanent en nous-mêmes mais quand il y a des stases1 et c'est pour ça qu'on fait une psychothérapie, qu'on prend des médicaments, qu'on fait des groupes Balint...

On se donne les moyens, on se réunit au CEEPI pour essayer de re-dialectiser des trucs qui auraient tendance à devenir statiques en particulier sous la pression de l'Etat. J'ai l'impression que vous venez là avec l'idée que peut-être en rencontrant des copains et des gens différents de vous y compris ceux qui travaillent dans d'autres milieux ??????? verbe??? ??? travaillés aussi pour donner la source en humanité ; on pourrait dire que ça peut vous permettre à vos petites dialectiques pulsionnelles de se remettre en mouvement .

On cherche toujours à avoir une fonction thérapeutique, mais aussi une fonction pédagogique, partagée et dont les mouvements sont pris dans les possibilités de rencontre avec autrui. A condition effectivement que ce soit de vraies rencontres, c'est-à-dire qu'après ce ne soit plus comme avant. Et ce qu'on peut espérer, c'est qu'après cet après midi, on aura tous un peu modifié quelque chose, c'est-à-dire, pour répondre à la question de l'inscription, quelque chose de nouveau se sera inscrit en nous, du coup on se dira « ça valait la peine de venir » et de sacrifier aux loisirs que l'Etat nous propose, pour venir là mettre au travail ce quelque chose.

Au fond c'est pareil pour les enfants : ils sont évidemment travaillés par cette question extraordinaire : on les nomme, on leur dit  « tu as un papa une maman, une famille » et c'est avec ça que se fabrique le corps. Le rapport du corps et de l'espace est extrêmement important. Une autre personne que j'aime beaucoup, Gisela Pankow a beaucoup travaillé sur la question de l'espace, sur ce que l'espace peut apporter dans le dire et le pouvoir parler avec quelqu'un.

Pour pouvoir parler, il faut qu'il y ait un espace entre et que cet espace entre doit être matérialisé. C'est ce que reprend un japonais, c'est Katô Shûichi (1919-2008) . Kato dit que le corps est le modèle structurel de l'espace et qu'accueillir des enfants ou des adultes en psychiatrie, ou accueillir des enfants ou des adultes et à l'école, c'est quelque chose qui va mettre en question le rapport structurel du corps et de l'espace.

On peut inverser la question et dire que le corps est le modèle structurel de l'espace c'est-à-dire que si j'ai une structuration suffisante de l'espace de mon corps, je peux venir de Bobigny, d'Aubervilliers, de Rouen, ou d'ailleurs, je sais que que existent toujours Bobigny, Aubervilliers, Rouen etc, c'est-à-dire que j'ai toujours accès à cet imaginaire là, qui demeure structuré.

C'est là toute l'importance de cette question : il est nécessaire de travailler la question de l'espace, aussi bien dans la classe, qu'à l'hôpital, l'hôpital de jour ou dans la cité, pour qu'à l'inverse, la structuration de l'espace puisse avoir un effet sur la structuration de l'image du corps et sur l'investissement que des enfants peuvent avoir de leur propre corps et donc de leur propre devenir, grandir, apprendre, apprendre à apprendre etc.

Et au fond, c'est quand même tout ce bazar là qui est assez commun, au delà des divisions du travail qui pourraient faire croire que pédagogie ce n'est pas pareil que psychothérapie, psychiatrie ou psychanalyse. On voit bien que ce qui est en question c'est, par des approches un peu diverses, de se questionner sur qu'est-ce que c'est ce processus d'humanisation qui nous met en mouvement et qui nous travaille depuis le plus jeune âge pour essayer de trouver du sens à ce qui s'appelle l'existence.

Parce que c'est la question du sens aussi c'est-à-dire que, est-ce que dans le passage d'un investissement de moi-même à un autre je peux trouver un certain sens ?

Du coup je me mets en mouvement dans ce processus-là, qui vient intégrer l'état dans lequel j'étais, les crises et les paroxysmes qui pouvaient être les miens, les dimensions cycliques dans mon existence.

Ce processus là, c'est celui qui est soutenu par cette base de travail commune (à la psy et à la pédagogie) et qui permet le processus d'institutionnalisation.

Nous sommes venus là parce qu'il n'y a pas d'âge pour se questionner ainsi car c'est un questionnement présent tout au long de l'existence, même y compris chez les jeunes retraités qui sont avec nous et qui continuent d'être finalement comme ils étaient à leur école maternelle et même avant ;

La pédagogie institutionnelle, c'est quelque chose qui crée cet ouvert possible et qui du coup permet à la fois de circuler d'un espace à un autre mais dans d'autres lieux qui sont initialement investis.

Que ce soit dans l'hôpital que ce soit dans la classe et bien les personnes sont, plus ouvertes à quelque chose que soumises aux dominantes de l'adaptation.

Pour dire aussi la complexité des choses, moi j'aime bien une petite phrase qui a été recueillie à Cognac où un petit garçon, une petite fille se parlaient dans une classe de petits. La petite fille ne savait pas compter et elle disait au petit garçon « Moi j'aimerais bien que ce soit toi qui m'apprennes à compter. » Le petit garçon dit : « mais je ne sais pas compter » et la petite fille lui dit « ben justement. »

C'est ça aussi la fonction pédagogique peut être partagée et mise en circulation dans la classe et dans les classes au-delà des statuts, qui sont dominants. Un des trucs de Freinet et après tout les pédagogues innovants, essayent de casser ce truc là, le statutaire. Lucien Martin qui est un des copains de Blois et qui a participé depuis toujours à ce mouvement de pédagogie institutionnelle avec Fernand, a réussi à traiter la phobie scolaire d'une de ses élèves, le jour où il s'est cassé la gueule sur l'estrade et il s'est mis à rigoler avec les élèves.

ME : ça a changé l'espace...

ça a changé l'espace et ça a changé aussi les représentations statutaires qui sont surmoïques.

et pour Félix Guatari, ce sont les clubs thérapeutiques, là pour soigner l'établissement ; ils sont là pour essayer de traiter les données d'accueil du surmoi. Au fond c'est ça, les données d'accueil du surmoi, l'école c'est quand même très surmoïque. On voit même ça dans les photos d'école de Cartier Bresson : M'sieur j'peux, Ms'ieur j'peux, M'sieur j'peux… alors que, avec les ceintures notamment, il y en a qui doivent demander mais il y en a d'autres qui peuvent sortir de la classe en s'autorisant eux-mêmes parce qu'ils sont autorisés de quelques autres. On retrouve là une formule de Lacan que quelques uns (d'entre vous utilisent) qui dit que cette dimension psychanalytique c'est : « s'autoriser de soi-même et de quelques autres ». On oublie toujours et de quelques autres et du coup, c'est ça qui permet d'être au cœur de soi-même comme dit Chantal Costa dans son beau livre, surson travail en lycée professionnel. Elle a travaillé justement l'espace en peignant les murs, avec les élèves et c'est comme ça qu'elle a traité toute une problématique extrêmement complexe de l'investissement et de la possibilité d'investissement des élèves dans la classe plutôt que d'essayer d'être confrontée aux manifestations réactionnelles à l'établis-sement. Moi je suis assez surpris de ça, j'ai eu quelques enfants qui ont fréquenté les écoles et les lycées et on est surpris par les stratégies d'exclusion des établissement scolaires qui sont quand même très très dominantes aujourd'hui. On s'aperçoit que ces enfants qui n'aiment pas l'école, ils sont en périphérie de l'école tout au long de la journée, du lycée ou du collège. Ça vaut pas le coup de les foutre dehors, on les fout dehors et ils restent tout près. Il y a quelque chose qui est oublié dans la fonction d'accueil des établissements. Pour que des élèves aient envie de venir dans un établissement scolaire, il faut que l'établissement soit différent du reste de la cité.

A La Borde, c'est pareil. Il y a des gens qui sont, qui restent à La Borde. On dit comment ça se fait qu'ils restent à La Borde puisque ce n'est pas fermé ? Mais parce que ce n'est pas pareil qu'ailleurs. Si c'est pareil qu'ailleurs, ça vaut pas le coup de rester en classe. C'est pour ça qu'on allait faire l'école buissonnière etc. 

Par exemple à La Borde, on s'est aperçu que des gens qui avaient fugué d'autres établissements, et se retrouvaient à La Borde à avoir une responsabilité qui s'appelle la chauffe : on prenait des fugueurs et on leur donnait une voiture pour leur demander de faire le chauffeur entre la ville, la gare et la clinique. Depuis 50 bientôt 60 ans, pas un seul fugueur n'est jamais parti avec une voiture. On voit bien qu'il y a là quelque chose. Les métiers dans la classe ou la responsabilisation des élèves etc. vient leur permettre de s'investir d'une autre manière qui permet justement qu'ils puissent se trouver là, accueillis plutôt que « admis » à l'école où il faut bien dire beaucoup d'entre eux quand l'école n'est pas travaillée, ont des comportements inadmissibles. Qu'est-ce qui est inadmissible ? C'est les comportements de l'école aussi, le surmoi dans l'école… 

Je trouve que c'est une façon un peu hétéroclite de situer en fait cette double articulation qui est la base commune entre l'établissement et les institutions dans la classe ou dans un hôpital ou dans la ville qui permettent de passer d'un espace à l'autre et de se construire en passant d'un espace à l'autre de se construire en passant d'un investissement à l'autre et en y trouvant du sens parce que ça se prend dans un processus d'historisation partagé avec les autres.

Au fond, la fonction d'accueil elle est soutenue comme ça par cette fonction phorique là, porteuse, que proposent les institutions de la classe, institutions qui sont du côté des métiers, des objets concrets qu'on peut fabriquer, des correspondants auxquels on peut s'adresser… aux uns et aux autres, Les échanges de courriers entre une classe de là-bas et une classe d'ici,  permettent aussi aux adultes de se rencontrer les uns les autres et de construire le monde un peu autrement.

La double articulation établissement / insti-tutions et le processus d'institutionna-lisation, me semblent très importants. Hier j'entendais à la radio un type, sur le processus, un livre récent,  le processus qui vient rassembler tous les contraires ?????? et toutes les autres dimensions temporaires de l'existence,

Qu'est-ce qui fait qu'on se tient quelque part ? il faut qu'il y ait un quelque part, il faut créer du quelque part et qui ne soit pas du nulle part.


 

Mots-clés : espace, milieu, rencontre, institutionnalisation

1stase (n.f.) (médecine) arrêt de la circulation d'un liquide organique.

 



 




Il n'y a aucun commentaire...