sommairement
— 1. Parler d’évaluation en soi est une imposture et la porte ouverte aux généralités philosophico-idéologiques qui constituent de puissants dérivatifs.
Évaluation de quoi ? Pour quoi (quels en sont les fondements) ? Pourquoi (quels objectifs) ? Commanditée par qui ? Faite par qui ? Comment ? (type d’évaluation et méthodologie) ?
Quels liens existent entre : - l’évaluation de la limitation de vitesse en ville ces dix dernières années - l’évaluation de l’évolution des accidents du travail dans le bâtiment depuis 199O - l’évaluation obligatoire pour l’accréditation d’un hôpital - l’obligation concernant une institution sociale (loi 2002) - l’évaluation des élèves de CM2
— 2. L’évaluation est une arme. On ne laisse pas trainer les armes aux mains de ses "ennemis". Les "praticiens de première ligne" ne doivent pas se laisser déposséder de ce type d’outils car c’est leur travail, leur pensée et leur identité qui leur sont raptés.
— 3. Les praticiens ne doivent pas s’identifier à l’offre de travail qui leur est faite, à leur profession dont ils ne maîtrisent que peu le contenu et les modalités et encore moins les finalités officielles. Nécessité de se désincruster des formes insidieuses du Devoir de servir, base du statut de tout fonctionnaire. Ce sentiment de "devoir" étant "imposés" par l’État qui, en l’occurrence, est le propriétaire et le maître de ce bazar (éducation nationale).
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