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COLLECTIF EUROPEEN
D'EQUIPES DE PEDAGOGIE INSTITUTIONNELLE
auteur : Caus'actes

Appellation Caus'actes

« Je ne supporterais pas de faire partie d'un club qui m'accepterait comme membre. » Groucho Marx


Bien plus que le nom d'une équipe ou d'un groupe, l'appellation Caus'actes témoigne historiquement du souci qui l'a vue naître dans les années 70, de démarquer la PI d'un risque d'uniformité, tout en se dérobant à celui d'une opposition frontale avec son fondateur. Elle veut encore actuellement marquer le lieu d'une parole d'un autre style que ce que pourrait être une parole officielle. Caus'actes n'est donc pas un label. Ce pourrait plutôt être un mode d'attache, ainsi que le décrit la métaphore du radeau développée ci-dessous, mode d'attache entre praticiens d'une équipe ou d'un collectif, mais aussi mode d'attache entre des actes et la parole qui les cause, « ne rien dire que nous n'ayons fait » (voir le texte prononcé par le CEEPI sur ce thème lors du colloque de Nanterre de 2008 La pédagogie institutionnelle de Fernand Oury) en constituant l'un des fondements.

Au début des années 2000, un groupe francilien de ceintures noires s'est déclaré Equipe de PI, une parmi d'autres au sein du Ceépi, reprenant le nom de Caus'actes, se reconnaissant assez bien dans le texte ci-dessous composé par Michel Exertier et Chantal Facca :

« Y en n'a pas un sur cent et pourtant ils existent (...)
Et ils se tiennent bien, bras dessus bras dessous,
Joyeux, et c'est pou
r ça qu'ils sont toujours debout ... »
… Et qu'ils agissent, ... les P.Istes (merci Léo FERRE)


« (...) Un radeau, vous savez comment c'est fait : il y a des troncs de bois reliés entre eux de manière assez lâche, si bien que lorsque s'abattent les montagnes d'eau, l'eau passe à travers les troncs écartés. C'est par-là qu'un radeau n'est pas un esquif... Notre liberté relative vient de cette structure rudimentaire dont je pense que ceux qui l'ont conçue ont fait du mieux qu'ils ont pu, alors qu'ils n'étaient pas en mesure de construire une embarcation. Quand les questions s'abattent, nous ne serrons pas les rangs - nous ne joignons pas les troncs - pour constituer une plate-forme concertée. Bien au contraire. Nous ne maintenons du projet que ce qui du projet nous relie. Vous voyez par-là l'importance primordiale des liens et du mode d'attache, et de la distance même que les troncs peuvent prendre entre eux. Il faut que le lien soit suffisamment lâche et qu'il ne lâche pas » (Fernand DELIGNY).

Retors et fragiles, insensibles aux chants des sirènes mais cependant dotés d'une foi à toute épreuve, certains praticiens tiennent position depuis des lustres. Sans se confondre, ils s'efforcent de discerner ce qui pourrait rendre plus opérant leur milieu professionnel et moins nocifs leurs propres préjugés.
On n'adhère ( !) donc pas à C'A qui n'est ni un mouvement, ni une organisation ni un groupe, ni même une équipe mais un radeau. On peut seulement s'y retrouver, soi-même, à l'épreuve d'un constat : entre solitaire et solidaire, c'est bien autre chose qu'une différence de consonne qui résonne
.

Michel EXERTIER    (environ 1990)

Cela doit bien faire plus de quarante ans que le groupe Caus'Actes persiste : petite lumière persistante et porte grande ouverte, praticiens non dupes du champ éducatif, désireux de ne plus être seuls, soucieux de partager quelques convictions, de construire quelques points d'appui à leur propre cheminement.




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